L’amour des mères

Être maman, c’est la plus belle qui existe. C’est aussi l’une des plus difficiles. Quand on devient maman, tout est à apprendre. On donne le meilleur de soi, on fait de nombreux sacrifices et on fait tout en son pouvoir pour construire sa famille sur des bases solides. On fait parfois des erreurs, mais on tente d’apprendre de celles-ci. L’important, c’est que nous faisions de notre mieux. À toutes les mamans de ce monde, je profite de la journée de la Fête des mères pour vous dire bravo pour tout ce que vous faites!

La vie m’a fait le cadeau de la maternité pour la première fois en 2014. On y pensait depuis longtemps. Il y en a eu des réflexions et des consultations pour s’assurer que tout se ferait en sécurité en raison de mon diabète. Un jour, je vous décrirai l’envers du décor.

À l’annonce de ma grossesse, on m’a beaucoup questionnée à savoir si mon bébé allait être diabétique de type 1 comme moi. Cette question, je me l’étais moi-même posée plusieurs années auparavant. Oui, il y avait des risques un peu plus grands que dans la  population en général, mais pas suffisamment grands pour que nous mettions de côté notre désir de fonder une famille. Le risque, on était prêts à le prendre, même si on espérait bien fort que les statistiques jouent en notre faveur.

C’est quand on a ses propres enfants qu’on réalise à quel point c’est exigeant d’être parent. Et c’est exigeant, même quand ils sont en pleine santé.

Je n’ai que mon diabète à moi à m’occuper. Je suis chanceuse en un sens. Et imaginez: je trouve cela quand même dur! Je suis pourtant bien placée pour gérer la maladie car j’en ressens les symptômes. J’ai la motivation de tout faire pour avoir de belles glycémies puisque je me sens mieux lorsque c’est le cas et je suis consciente que ma santé à long terme  en dépend.

Il y a des mamans (et aussi de supers papas!) qui ont dû tout apprendre face au diabète afin de veiller sur un enfant, atteint de cette maladie. Des diagnostics qui seront arrivés dans la vie de leur enfant à tous âges. Ce sont de véritables héroïnes.

Ces femmes surveillent les glycémies jour et nuit. Elles sont toujours à l’affût des signes que l’enfant présente afin d’éviter le pire. Elles calculent des glucides, elles se cassent la tête pour trouver des idées de collations et de repas adéquates, elles administrent de l’insuline, elles contribuent à mettre en place des environnements sécuritaires afin que leur petit puisse s’épanouir, autant dans le milieu familial qu’en garderie, à l’école ou chez les amis. Elles encouragent leur enfant à garder le moral, à se dépasser malgré les obstacles que la maladie met sur leur chemin. Elles espèrent qu’un jour on trouvera un remède afin d’éradiquer le diabète de type 1. Elles militent pour une meilleure accessibilité aux soins de santé. Elles font des levées de fonds pour des organismes de soutien aux diabétiques. Et au travers de tout cela, elles trouvent le temps pour travailler, s’occuper de leurs autres enfants, être des amies en or, des conjointes et des ménagères.

Je leur lève mon chapeau.

Le processus menant à la maternité nous fait passer par une foule d’émotions. Pour ma part, j’ai d’abord été inquiète de ne pas pouvoir avoir d’enfants en raison de la maladie. Ensuite, après avoir appris que je portais la vie, j’ai eu peur de ne pas être à la hauteur. Maintenant que mes enfants ont vu le jour, j’angoisse à la simple idée qu’il pourrait leur arriver quelque chose. Comme toutes ces mamans qui s’occupent avec amour de leur coco malade, j’espère que je trouverais la force pour faire de même si je devais un jour avoir à le faire.

À vous toutes chères mamans,  je vous envoie un gros câlin! Continuez votre beau et grand travail! Vous êtes magnifiques!

Bonne Fête des mères!

XOX